INTERVIEW DE : Rick Glay

Portrait de Rick Glay

                 Portrait de Rick Glay

Capteur de Rêve ::Bonjour Rick , peux tu te décrire en quelques mots ?

Pour rester dans le cadre de la photographie, je pratique celle-ci depuis l’âge de 16ans c’était l’époque de l’argentique et de mon premier MINOLTA.

Depuis quelques années, j’ai laissé tomber partiellement mon métier d’ingénieur pour me consacrer l’autre moitié du temps à la photo.

J’y ai découvert un tout autre milieu et d’autres obstacles que mon premier boulot mais heureux d’être dans l’aventure. Aujourd’hui, j’ai le temps et le loisir de laisser exprimer mon sens artistique.

Un peu considéré comme atypique, je photographie avant tout ce qui me fait plaisir et m’inspire, avant de considérer un effet de mode et/ou un éventuel aspect commercial de mes images.

CdeR :Quelle est ta spécialité ?

Comme dit plus haut, je suis un peu atypique. Je me refuse d’être spécialisé dans un type ou un autre.

Même si j’ai des prédilections et des attirances pour certains styles, je peux tous mettent en scène si le moment, juste  avant la prise de vue, comme un flash, m’interpelle et m’inspire.

Ce qui est certain, je me fais plaisir avant toutes choses et ce, sans contraintes.

CdeR : Comment es-tu arrivé à la photographie ?

Cela fait 36 ans que je photographie, j’ai aussi touché à d’autres expressions artistiques comme 6 années de musique à l’académie alors que j’étais gamin. Plus tard, je me suis tournée vers la peinture à l’huile, la sérigraphie et un peu de sculptures.

Aujourd’hui, l’avènement du numérique ma ouvert de nouvelles perspectives à la création de l’esprit qui pour moi, reste l’essence même de l’art.

CdeR : Comment t’es-tu formé?

Autodidacte j’ai fait mes armes sur le tas et avec beaucoup de travail. Chaque photo est analysé, remise en question pour mieux avancé sur les suivantes.

CdeR : Quel est ton matériel photo fétiche ?

Celui que mon budget me permet d’avoir aujourd’hui. Je travail avec un full frame CANON EOS 5D Mark III et des objectifs de la série L.

J’aimerais acquérir un PHASE ONE et LEICA.

CdeR : Peux tu nous commenter la photo que tu as choisi pour illustrer cette interview ?

Baie de Somme II by R i c k  G L A Y

                                                   Baie de Somme II by R i c k G L A Y

Baie de Somme II est une de mes photos préféré et importante pour moi.

Elle a été prise le 26 décembre 2013 alors que nous passions notre réveillons de noël en baie de Somme et au lendemain d’avoir demandé à ma compagne de longue date, sa main en mariage.

Donc cette photo est quelque chose de très intime et positif.

CdeR : Quels conseils donnerais tu à un jeune  qui débute ?

Faire un peu de théorie obligatoire pour comprendre ce qu’est et comment faire une bonne photo et surtout beaucoup de pratique en analysant chaque image après travail.

Les données EXIF sont là pour nous aider à examiner les données de l’expo, vitesse, focale,… et puis, quitter le plus rapidement possible le mode auto et jpeg pour le mode manuel et le format RAW afin de prendre le contrôle total de son image.

Pour ma part, j’utilise beaucoup l’instinct dans mes créations tout en restant fidèle à moi-même. La photo, il faut la sentir et alors il y a de fortes probabilités qu’elle aura un potentiel.

Pour cela, il faut de l’expérience car certaines situations ne permettent pas de trop réfléchir à ce qu’il faut faire. Je trouve que c’est les meilleurs instant en photo car c’est du spontané et souvent les plus belles.

CdeR : Que recherches-tu à travers cet art ,et à faire partager ?

J’ai différentes photos allant du paysage à l’architecture, en passant au conceptuel. Le conceptuel est pour moi une façon de m’exprimer.

Ça peut être un coup de gueule, une opinion, un hommage… Pour ce travail, j’utilise la puissance des logiciels de retouches d’images pour mes compositions. C’est ça aussi la magie du numérique.

Ce type de travail est très peu regardé par le grand public. J’ai l’impression qu’il est incompris ou dérangeant et ça me laisse un peu perplexe sur la définition de l’art pour certains.

Puis il y a les autres photos, ou je joue plus sur l’ambiance, la lumière et le cadrage pour créer mon petit monde imaginaire. C’est de la photographie plus proche du grand public qui me permet d’en vivre un peu.

Ce que je constate, avec regret, est que la majorité du public consomme l’image de manière instantanée et très brève sans se poser de questions. Ce qui est vrais pour l’image l’est aussi pour le reste. C’est cela notre sois disant société moderne.

CdeR Peux tu nous relater un de tes meilleurs souvenirs ainsi que le pire ?  

Mon meilleur souvenir est un voyage en Toscane ou je suis tombé amoureux de cette terre et de ces beautés. Quand j’en suis revenu, j’ai publié mon Tome II «Couleur Toscane».

Ce livre m’a demandé des centaines heures de travail pour le réaliser et un immense bonheur créatif.

Pour le pire, heureusement il n’est pas encore arrivé même si j’ai connu quelques situations délicates de part la présence de mon appareil photo.

CdeR : Que les sont les œuvres majeures de ton parcours?

Aucunes n’est encore faites.

Chaque fois que je trouve qu’une photo est considérée, pour moi, comme «parfaite» je la détruis quelques jours après par un esprit critique.

Cela me conduit à une autre étape évolutive. Ma satisfaction reste éphémère et mon exigence parfois fatigante.

C’est cela qui me fait avancer tous les jours pour aller encore plus loin.

CdeR : Quels sont les photographes qui t’ inspires ?

Aucun en particulier si ce n’est certains photographes de guerre comme  Robert Capa ou là, l’image interpelle et est spontanée. Plus près de nous et dans un autre registre, j’aime le travail de Nick Brandt.

D’une manière générale, il y a tellement de superbes photos produites tant par des professionnels que des amateurs qu’il m’est impossible de dire qui m’inspire.

J’ai des préférences comme tout le monde et cela n’influence en rien mon travail ou alors c’est inconscient. Mes photos doivent rester en accord avec moi-même pour qu’elles soient les plus authentiques possibles.

La valeur que certain donne à un artiste plus qu’un autre, est généralement fixé uniquement sur la valeur marchante de celui-ci. Mais cela n’est pas neuf et s’applique à toute forme artistique.

L’art et la reconnaissance de l’artiste est aujourd’hui plus que jamais, uniquement basée sur l’investissement et la rentabilité financière que l’œuvre va rapporter.

CdeR : Quelle est ta plus grande source d’inspiration ?

Pour le conceptuel, c’est les infos, les scènes rencontré en rue, ma vision du monde.

Pour le reste, tous peut être prétexte à l’inspiration. Cela dépend de ce que je veux faire au moment où je sors pour photographier.

Cependant, j’ai des moments privilégié comme me retrouver seul en pleine nature au levé ou au coucher du soleil. Juste écouter le silence et attendre que la bonne lumière mette en scène le paysage que je veux figer.

CdeR Quels lieux te font rêver ? Si dans l’absolu, tu pouvais y shooter …. 

Les grandes plaines de Mongolie et la Toundra. J’aime l’authenticité de la nature et les grands espaces sauvages ou l’homme n’y a pas encore trop pollué l’espace et mis son empreinte indélébile.

CdeR : Photographies-tu avec une idée en tête, ou te laisses tu  porter par les occasions qui se présentent?

Les deux. Si je me suis imposé un sujet, je suis un canevas assez précis et parfois, quand l’occasion se présente je la prends aussi pour peut être un travail ultérieur.

Généralement, je ne parts pas dans tous les sens.

CdeR : Quels sont les logiciels et plug-ins que tu utilises pour retoucher et gérer tes photos?

Aujourd’hui , j’utilise essentiellement les logiciels d’Adobe pour ne pas les citer.

CdeR : Quels sont tes projets photographique 2015 ?

Une expo programmée de mai à juin 2015 sur la réserve naturelle de Virelles en Belgique. J’y exposerai le travail d’une année sur le site.

Un projet qui me tient à cœur et plutôt à vocation humanitaire, est de mettre en valeur un travail avec les SDF. Montrer une certaine forme de beauté et bonté différente de nos valeurs mais aussi un quotidien d’exclus que l’on préfère ne pas voir. Je veux que cela se fasse dans le plus grand respect de l’être humain et volontariat des sujets sans aucunes images volée à leurs insu.

Enfin, pouvoir exporter mon travail hors de ma frontière.

CdeR : La question de fin d’interview ,si tu pouvais te réincarner , en quoi et pourquoi ?

Si je devais croire en la réincarnation, je pense que j’aimerai être un Loup. Solitaire, rusé et vivant dans de grands espaces. Je suis fasciné par lui et par sa beauté.

CdeR : Un dernier mot ?

Je crois que le principal est dit.

CdeR Merci beaucoup Rick pour le temps consacré à nous faire te découvrir ……..

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